David Sedaris est drôle, très drôle. De roman en roman, il déroule ses souvenirs, raconte son pays, son milieu, sa vie sans aucune complaisance. Et à chaque livraison, on retrouve avec plaisir cette famille de oufs délicieux. Ici, Sedaris revient sur les petits boulots qu’il a dû faire, l’éclosion précoce et clandestine de son homosexualité, ses tocs, les restaurants branchés de New York, sa maison en Normandie, son amour de la cigarette. Rien ne lui échappe des travers ridicules de ses contemporains et surtout des siens, de ses veuleries… Les petites lâchetés quotidiennes. Encore méconnu en France, cet Américain est une star outre-Atlantique : traduit en vingt-cinq langues, il a vendu plus de sept millions d’ouvrages. N’hésitez pas une seconde : si ce n’est pas encore fait, adoptez la famille Sedaris !
N’exagérons rien ! De David Sedaris , éditions de l’Olivier , 19,50 euros
Publié dans Causette #9 – Juillet/Août 2010